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May, 2007 Sonnet à mes copinesPour vous de qui je me suis envolée si loin
En troquant le sombre contre la lumière
Pour gagner de son bonheur, parfois on en perd
Et mes mots vers vous ne le savent que trop bien.
Sur coquelicots, oliviers et romarins
Je guette souvent, souvent me desespère
De ne les voir plier devant mes chimères
Illusion de nos pas, de rires argentins.
Pensées chaussées de vents s'envolent en soupir
Se mèlent aux senteurs du thym, de la myrrhe.
Un battement de cils vaut bien un papillon
Qui de ses ailes veut endiguer l'ouragan
Sans réussir à faire naître ici vos chants,
Solitude de vous parsème l'horizon
De vous à moi - Rubrique-Enfin un resto sur Montpellier! Il faut dire que le déménagement de Bordeaux, les aller-retours pour voir tout le monde et les réparations à faire dans mon nouveaux chez-moi (ou presque), ça prend du temps et surtout beauuuuucoup de moyens. Mais ça y est, j'ai pu aller manger dans un retaurant sur Montpellier (merci Pauline pour le tuyau!!)
Sur Montpellier
Compte-rendu perso sur le "Sushi Boat"
Le restaurant en lui même est trés joli: différentes salles qui font varier les ambiances, dont une salle typique japonaise où les plats, portés par une petite rivière artificielle, défilent devant vous en attendant que vous les preniez. Car oui, comme le nom l'indique, c'est un restaurant japonais à spécialité de sushi, sashimi et maki. On retrouve les brochettes classiques sauf qu'ils les assaisonnent de manière particulière et délicieuse. J'ai ainsi pu relever une touche de gingembre dans les boulettes de boeuf, ce qui les différencies agréablement de toutes celles que j'avais pu manger avant.
Les sushi sont réellement frais et trés bien faits et on retrouve les deux sauces soja (sucrée et salée) pour les accomoder à son goût.
Le service est trés rapide mais les serveurs s'adaptent à votre vitesse, donc si vous voulez prendre votre temps, ce n'est pas pour autant que vous attendrez entre les plats. Par contre, les serveurs semblent de la même origine que la nourriture et ils ne comprennent pas trés bien les questions qui sortent du cadre habituel de la carte, et inversement, on ne comprend pas toujours trés bien leurs réponses. Par contre, ils vous salueront tous à votre arrivée et à votre départ, leur courtoisie est irréprochable bien qu'un peu distante.
J'ai pu constater que les restaurants sur la région Montpelliéraine étaient plus cher que sur Bordeaux, ne vous attendez donc pas à vous en sortir pour moins de 20 euros par personne pour un repas normal (soupe-crudité-sushi-brochettes-riz), mais dans ce restaurant, ça vaut le coup.
Pensez à réserver, c'est plus prudent et je vous conseille de vous mettre au moins une fois autour des plats flottants, c'est agréable et très tentant, il faut bien le dire.
Coin pratique: Je ne dirais rien sur les toilettes, exceptionnellement, je n'ai pas eu à y aller.
L'adresse: 12 rue Verdun 34000 Montpellier 04 67 92 00 37
Cheval BoiteuxPour des raisons juridiques, je ne citerais pas le nom de la chaîne ni des personnes. Et de toute manière, c'est purement fictif Ils ont pour emblème le cheval mais je ne suis pas certaine que ce noble animal soit le plus approprié pour représenter cette chaîne de boutiques de prêt à porter pour homme. Après avoir travaillé un peu pour eux, je choisirais plutôt le renard, réputé pour sa roublardise, que le cheval, à mon avis trop paré de vertus pour représenter la marque. En commençant par le commencement, j'ai été embauchée après un entretien succin en présence de la responsable du magasin et de la grande patronne, la gérante de la boutique. D'emblée, le ton est donné lorsque j'entend inopinément, en flânant dans la boutique pour m'imprégner de la collection en attendant mon entretien, une réflexion de la gérante à propos de ma photo: « Si elle veut rester celle-là, il va falloir qu'elle change de look! ». Sans doute n'a t’elle pas appréciée la couleur olive de la chemise que je porte sur la photo, résidus de souvenir d'une intolérance alimentaire à n'en pas douter... Bon, une entreprise basée sur l'apparence et non sur le mérite, dans la mode, ça n'est pas spécialement troublant me direz-vous. Sauf que ça n'était qu'un préambule, mais je ne l'ai remarqué que plus tard. L'entretien s'est bien passé, ponctué de petites réflexions anodines sur mon CV, rien d'alarmant en soi. C'est après que la situation s'est un peu compliquée. Sans le savoir, j'ai été engagée dans une équipe qui était au coeur d'un conflit né vraisemblablement dans l'esprit de l'une des responsables d'une boutique voisine en proie à l'ennui. Pour présenter le groupe F---, c'est une série de petits magasins sous la coupe de gérants répartis de manière astucieuse en groupuscules de moins de 10 employés afin de ne pas avoir à créer de CE ni de syndicat, ce qui laisse les employés sans recours en cas de conflits. Tout se passe en interne avec, bien sûr, un crédit total envers les responsables régionaux dont les paroles ne sont à ma connaissance jamais remis en questions? Les conditions de travail laissent parfois à désirer sur la région Montpelliéraine, notamment dans la boutique prés du Crès où la notion de toilette tient en un sceau placé dans la réserve (hygiène, vous avez dit hygiène?). D'après les rumeurs, des toilettes sont prévues à la construction, le constructeur s'étant probablement perdu dans la découverte de la Camargue, la boutique étant ouverte depuis plus d'un an. Mais revenons-en à notre complot. Selon des sources non officielles, tout viendrait de l'ouverture de cette fameuse boutique sans toilettes. La responsable régionale s'y est trouvée affectée avec la motivation que procure le défit commercial d'une boutique fraîchement ouverte. Sauf que la motivation s'est peu à peu éteinte au vue de la faible fréquentation de la galerie en l'envie de revenir dans son ancien fief s'est faite sentir. Sauf qu'il s'y trouvait déjà une autre responsable, impossible donc de récupérer sa place. Tentons maintenant de reconstituer, à la façon de Miss Marple, ce qui a pu se passer dans son esprit. Comment faire pour réintégrer son ancienne boutique si ce n'est en faisant partir l'intruse? Mais pour arriver à ce résultat, il lui fallait un plan comprenant un peu de ruse et beaucoup de tactique. Et c'est moi qui ai permis le déclenchement de ce plan. La responsable du magasin qui n'avait pas pris de vacance depuis 6 mois s'était décidée, après m'avoir formée, à partir une semaine pour souffler, les effectifs étant suffisants pour la période au demeurant peu mouvementée, et c'est ce qu'elle a fait. C'est à ce moment là que Dame Coucou est venue pondre son oeuf dans la boutique, attendant que celui-ci éclose et que le rejeton pousse dehors tous les occupants. Cet oeuf s'est traduit par une fouille approfondie dans les tickets de caisse sur une période de 6 mois, en quête d'une éventuelle faute. Le résultat de la fouille n'a pas été long à venir et c'est par une belle journée de Janvier (et non de Mai) que nous avons pû assister au débarquement de la responsable régionale et de la gérante qui avaient auparavant prit soin de prévenir l'équipe par téléphone qu'il y avait un problème et qu'elle comptait venir pour faire part de son mécontentement, histoire de mettre quelques pascals de pression augurant un orage. Je ne vous expliquerais pas sur quoi portait l'accusation, ce sont des histoires de statistiques et de techniques de ventes assez rébarbatives et sans grand intérêt, retenons simplement que les deux juges sont arrivés, ont rendu leur sentence en des termes plus qu'explicites et en laissant une atmosphère digne du pôle nord. Au bilan, la prime de Noël a été annulée pour tous les membres de l'équipe, moi compris même si je n'étais pas dans le département et encore moins dans la vente au moment des faits et une promesse de sanctions s'est mise à flotter dans l'air pour accompagner les premiers chants des sirènes des soldes. Par la suite, le ciel de traîne a apporté une pluie de coups de téléphones, des coups de vents de critiques quotidiennes et un rafraîchissement notable des températures entre les deux boutiques. Mais, nécessité oblige, tout le monde a bien sûr été maintenu à son poste pour affronter la horde de clients en recherche effrénée de l’aubaine des soldes, et ce en contradiction totale avec la suite logique induite par les termes employés lors de ce fameux entretien. Mais le renard a sa propre logique, il est vrai. L'équipe a donc fait tout ce qui était en son pouvoir pour maintenir une boutique impeccable et conseiller au mieux les clients, tout en faisant sans rechigner des heures supplémentaires, trempés intérieurement qu'elle était par ce crachin téléphonique et malgré le travaille de sape de la direction consistant en un refus des périodes habituelles de congés, le tout baignant dans une mare de mauvaise foi flagrante et de manque communication, la gérante étant régulièrement au ski et donc injoignable à cause des interférence dues aux sapins. Il en a été de même pour les soldes, avec la petite nuance que notre responsable de boutique est étrangement partie en congé maladie, certainement à cause d'une réponse allergique aux plumes de coucou, et que la responsable régionale est venue en personne pour nous apporter un soutient à sa manière: chargé d'humidité et d'électricité statique! Le dénouement de cette histoire est que bébé coucou a bien grandi et rempli sa fonction, toute l'équipe ayant reçu des lettres pour les avertir d'un proche licenciement et que tout ce que je souhaite, après avoir quitté cette boutique, c'est que le règne animal reprenne ses droits et qu'à l'image du Roman de Renard, un grand banquet de volaille soit organisé avant le dénouement de l'histoire.
Concert de Yannick Noah: le Grand Devant contre l'HystériqueDepuis ma petite région Montpellieraine où je suis maintenant, je suis allée voir le concert de Yannick Noah (merci Mike!). Je ne dirais pas grand chose de la prestation de l'artiste, elle était tout bonnement géniale donc que rajouter de plus que bravo et à quand le prochain? Par contre, un combat homérique s'est déroulé devant moi, pour un peu, j'en aurais été distraite des chansons! Me sentant pousser une âme de Léon Zitrone (juste l'âme, pas la brioche, merci), je me suis dit que je me devais de faire partager cette épopée avec le monde, enfin, au moins avec mon petit monde.
Dressons le tableau: salle de 6000 personne, le Zénith de Montpellier, peu d'air, un vrai sauna pour sardines. Et devant moi se colle l'inévitable Grand, vous savez, celui à qui on a envie de casser les genoux au bout d'une demi-heure de cheveux et d'oreilles en plein milieu de notre scène visuelle directe, celui dont on se demande s'il ne vous piste pas, vu qu'il était déjà devant vous au concert (assis!!!) de Lord of The Dance (mais si, c'était le même) et à tellement d'autres. Personnellement, je connais ses oreilles par coeur, il commence à faire un peu partie de ma famille, la partie agaçante de ma famille. Jusque là rien que de très banal. Mais c'est sans compter sur LA fan, LA seule et l'unique qui regarde d'un oeil agacé tous ces gens-vermisseaux qui se permettent de se mettre entre son idole et elle. Et qui les a invité en plus? Certainement pas elle! Et comble de la joie, elle se retrouve sous le nez une étiquette de pull bon marché d'où dépasse une grosse tête au bout d'un cou massif, mangeant tout son panorama de la scène! Le combat s'engage, malheureusement, mes pieds sont au milieu, sans parler du reste!!
Et bien mes chers amis, c'est alors que les projecteurs s'éteignent et que Yannick déboule de la foule que la première tentative de contournement du Grand est lancée par l'Hystérique. Elle regarde à gauche, envisage un itinéraire, se faufile mais....olala! Elle a bien 5 kilos en trop pour passer dans la minuscule brèche qu'elle avait repérée et la tentative avorte malencontreusement sur le pied de sa voisine de devant tandis que son bras s'enmèle dans la bandoulière du sac de son amie un peu plus à droite. Mes amis, que de contorsionnement pour cette première tentative! Le Grand reste impassiblement entre elle et la scène.
De dépit, elle sautille, se balance, sans doute en attendant de trouver une nouvelle idée pour contourner l'obstacle du Grand, elle sautille toujours mais...oui... elle semble tenter un projeté-jeté avec l'aide d'un comparse, un jeune homme vraisemblablement de mèche qui la soulève par la taille tandis qu'elle se lance en avant, bousculant le Grand pour qu'il se pousse. C'est alors qu'elle déséquilibre son acolyte qui est contraint de la lâcher, sur mon pied cette fois, ce qui lui vaut un regard noir et une promesse mentale de représailles si l'accident se reproduit.
La voilà qui se calme un peu, mais que vois-je mes amis? Yannick en nage enlève son tee-shirt! Réaction immédiate: l'Hystérique retrouve tout son tonus et se dandine de plus belle pour mieux y voir. Alors qu'on touche à la fin du concert, la voilà qui tente une nouvelle stratégie: le déplacement de masse! Que de rebondissement mes chers amis! Elle se colle avec son petit groupe au Grand, aprés s'être mise à sa hauteur grâce à force coups de coudes, puis lance un balancement horizontal droite-gauche qu'elle amplifie autant qu'elle peut sous couvert du rythme de la musique. Et que vois-je? Mais oui! Le Grand cède du terrain et se décale, laissant la scène visible! Incroyable mes chers amis! C'est l'Hystérique qui remporte la partie!
Bilan de la soirée: un pied en forme de crèpe et un décalage de 5 mètres par rapport à mon point d'origine. Et puis pour moi, avoir un grand statique ou une hystéro qui sautille partout devant, ça revient au même: je ne vois toujours que vaguement la scène, mais bon, un concert de musique, c'est avant tout pour écouter, non? Pour le reste, il ne me reste plus qu'à louer le DVD du spectacle... |
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