Claire's profileTournetêtePhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    July, 2009

    Ombre et Lumière

     

    Il est des êtres qui envahissent nos vies, des êtres qui surgissent et occultent tout le reste.

    Ils commencent par les pensées, s’immiscent dans les esprits, jusqu’à ne plus laisser de place pour autre chose. Puis ils prennent possession de nos envies, de notre temps, de notre cœur.

     

    Il est des êtres qui ne font que passer, qui ne viennent que pour repartir, étoiles filantes dans nos vies déjà brèves. Ils laissent sur leur sillon un goût d’inachevé, une empreinte profonde dans les âmes et une tristesse insondable. Ils laissent sur la langue le goût des larmes et dans les yeux l’ombre de la douleur.

     

    Il est des êtres qui restent, petit bonheur grandissant, fragile et fort, surprenant. Ils donnent aux moments d’agacement et d’inquiétude la douceur de l’espoir, la lumière d’un avenir sans cesse bouleversé,  la quiétude qui naît du travail difficile, le calme de celui qui protège.

     

    Il est des êtres qui ne viennent pas, ne laissant qu’un vide immense, une flamme éteinte, une obscurité cachée à l’abri de toute lumière, un mal sourd vibrant en arrière plan.

     

    Il est des êtres dans nos existences, à tous, à chacun, des êtres plus importants que soi. Il est des êtres à part entière, des traces d'êtres, des manques d'être, tous présents.

    Ils sont ce qu’on nomme la vie.

     

    Sonnet sur le String Fushia

    Vous l'avez voulu, le voici, vous n'avez à vous en prendre qu'à vous! Pour ceux qui ne comprennent pas, allez voir mon livre d'or...
     

    Juste un fil de coton simplement déposé

    Entortillé sur un fuseau adroitement

    Tourné et retourné pendant un long moment

    Puis teint dans une très belle couleur rosée

     

    L’objet prend forme entre les mains habituées

    Soudain se produit un brutal revirement

    Le rose glisse vers le fushia brusquement

    La teinture l’étrécit, comme si l’objet muait

     

    D’un tendre bout de soie il devient ficelle

    N’habille plus rien des deux parties charnelles

    Les mains s’affolent, l’œil ne sait où regarder

     

    Un nouveau monde s’ouvre dans le dos de l’autre

    Les regards tournent, plus besoin de se farder

    Le string fushia est né, tel un nouvel apôtre !